HYPETHIC DEMENAGE!!!

7062011

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Liza Arico, une argentine pas comme les autres ! !

2062011

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Entre Paris et Buenos Aires, l’artiste Lisa Arico fait tourner les têtes avec des projets toujours plus ambitieux.

Une artiste au grand cœur qui n’hésite pas à faire des dons pour des œuvres caritatives, toujours créative dans sa démarche, Liza Arico nous apprend beaucoup…

Volcanique, survoltée, un accent à couper le souffle, rencontre avec « l’anti-mode parisienne » !

Allons à la découverte de cette créatrice haute en couleur!

Qu’est-qui vous a donné l’envie de créer ?

« A l’adolescence déjà, je m’amusais à créer des vêtements à partir de pièces appartenant à ma famille. Puis je suis partie au Brésil, je vivais à côté de la plage. Je venais d’avoir ma fille et un jour m’est venue l’idée de prendre le tissu qui me servait à faire des couches pour en faire un paréo. Puis j’en ai fait quelques uns pour mes amies, et la rumeur s’est répandue, j’en ai produit de plus en plus et les gens faisaient la queue sur la plage pour me les acheter. Au Brésil quand un concept marche, le succès est quasiment assuré d’emblée, il y a près de 190 millions d’habitants alors vous imaginez bien !

Puis un jour AQUALUNG –très grande marque- est venue me voir et m’a demandé si je pouvais produire en grandes quantités, c’est là  qu’a commencé ma première collaboration avec la mode.

Assembler différentes matières me plait beaucoup. »

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Et cette envie de recycler ?

« Vous savez je suis argentine, et nous n’avons pas les mêmes conditions de vie que les européens, nous sommes moins gâtés, de fait nous avons moins de choses que vous.  Et nous ne sommes pas malheureux pour autant. Comme dit ma copine Elisa Gabriel  « d’abord on regarde ce qu’on a, après on fait ».

Je pense que c’est véritablement de là que vient mon goût pour la récupération. J’aime le vintage, les objets qui racontent une histoire. Il me plait de me demander à qui ils ont appartenu, quelle est leur histoire.

C’est vraiment cela qui me donne l’envie de créer, je ne suis pas une styliste, ni une « designeuse », mais une recycleuse !

Ainsi mes créations doivent avoir un sens, je ne sais pas créer pour créer.

A partir de 1995 je travaille avec Evian, et j’organise le lancement de la première bouteille recyclable. Nous avions d’ailleurs réalisé un défilé avec des créateurs argentins autour du recyclage-bouteille, bouchons…) et le résultat valait vraiment le détour !

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En 2002, j’arrive en France, à Paris, et je découvre que dans la « capitale de la mode » les gens jettent beaucoup ! C’est de ce constat qu’est partie l’envie de faire quelque chose de tout ce gaspillage. Moi-même travaillant dans les relations publiques je recevais beaucoup de cadeaux et j’étais une consommatrice type. Cela ne me convenait plus ! »

Les objets des rues, abandonnés, destinés à une mort certaine sont source d’inspiration pour Liza  qui voient en eux des pièces et des constructions artistiques, en visualisant en une fraction de seconde la deuxième vie qu’elle pourrait leur donner.

« Plus qu’une démarche éthique, je me recycle moi-même chaque jour, et c’est cela qui me donne envie de créer toujours plus. »

« Costumisée par Liza » voyait le jour…

« J’ai donc commencé à recycler mes propres vêtements, puis ceux de mes copines. Suite à cela j’ai ouvert un atelier, que j’ai fermé pour ouvrir une boutique, à son tour dorénavant fermée. Mes clients, disséminés à travers le monde, sont fidèles à Costumisée par Liza»

Comment la mode vous a approchée ? Quels projets ont été développés ?

« La rumeur qu’une créatrice « loca de recyclage» habitant Paris se répandait… Et c’est ainsi, qu’un beau jour l’un des représentants de Recyclaid –qui organise la collecte des vêtements partout en Europe- est venu me voir à l’atelier. Une collaboration est née, il s’agissait d’une collection pour la femme créée à partir de gilets et de cravates d’homme. « Merci Messieurs » a été présentée en 2005 lors de la première session du So Ethic[i] sur laquelle nous n’étions que quatre créateurs. Un acheteur a voulu distribuer cette collection à Shanghai » et l’effet papillon s’est mis en marche.

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Cette collaboration se réalisait parallèlement à mes projets personnels, et c’est à ce moment là que j’ai commencé à travailler le sac. »

La créatrice est aussi présente dans le milieu caritatif et associatif. En effet, elle participe chaque année à la vente les créateurs ont du cœur ; vente aux enchères dont les profits sont reversés à la recherche pour le SIDA.

Son intérêt pour l’art se fait également sentir par son investissement dans l’association Reciclarte Argentina, qui promeut ‘l’art poubelle’.

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D’où proviennent vos objets ?

« Bizarrement je n’ai acheté en tout et pour tout que deux ou trois sacs. Le reste de mes supports on me les donne. » Les sources sont multiples : voisins, clients, boutiques, usines (ex : tissus de l’industrie automobile) … Beaucoup de personnes sont honteuses de jeter des matériaux qui pourraient encore servir et c’est pourquoi en général ils me les apportent, car ils savent tout cela sera réutilisé.

Nous passons à une phase de nettoyage intensif des sacs –uniquement avec des produits non nocifs, réfection ou mise en place de doublures pour lesquels j’utilise exclusivement des tissus récupérés. »

Les métrages de tissus ne l’inspirent pas ! Elle les donne à Emmaüs, et oui car quand on est éthique on va jusqu’au bout de la démarche !

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Créatrice de mode ?

Lisa est taxée d’« anti-mode parisienne » en raison de ses idées bien arrêtées concernant l’industrie. Créatrice de mode oui mais dans le respect des droits de l’Homme et de la Nature. Elle aimerait que ce soit plutôt les petites mains des grandes maisons de couture qui soient mises à l’honneur.

« Costumisée par Lisa » aime tant le vintage, car auparavant les pièces n’étaient pas réalisées industriellement mais bien à la main, ce qui leur donne ce gage de qualité indéniable. Ce même savoir-faire que l’on retrouve chez les petites mains et que la créatrice essaie de nous transmettre au travers de ses œuvres.

Le mot de la fin ?

Victor Hugo : « créer c’est se souvenir » 

 

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[i] L’un des univers du salon du Prêt-à-Porter de Paris




A la découverte de l’argan…avec Argand’or

30052011

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Nombreux sont ceux qui commercent avec l’huile d’argan, mais bien souvent c’est hors de prix !

L’argan revêt différents aspects, il peut être utilisé sous forme d’huile alimentaire ou dans les cosmétiques.

Attention méfiance ! Si vous achetez des cosmétiques avec de l’huile d’argan, les amandons doivent être pressés à froid afin de garder toutes les vertus nutritives pour la peau.

En revanche, l’huile d’argan alimentaire est torréfiée c’est-à-dire que les amandons ont été cuits.

C’est là qu’ Argand’or entre en scène !

Saviez-vous que l’argan  se trouve uniquement au Maroc !  C’est là-bas dans la région de Taroudant qu’Argand’or  travaille en collaboration avec 22 coopératives de femmes, 1000 femmes !

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Crée en 2005, Argand’or est producteur et distributeur, la marque représente les intérêts de l’union des coopératives des femmes de l’arganeraie. Et met en place de jolis projets…

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Les coopératives travaillent sur le principe du commerce équitable, elles fixent elles-mêmes  le prix de vente, l’argent des ventes est ensuite réparti mensuellement assurant aux femmes un salaire tout au long de l’année. Un fond social a été mis en place, ce qui a permis de construire des habitations.

C’est à l’intérieur de ces maisons que les femmes- qui le désirent- reçoivent  des cours d’alphabétisation.

« L’essentiel étant qu’elles soient bien au quotidien et qu’elles aient le loisir d’apprendre ».

Travailler en apportant quelque-chose d’utile, c’est bien ça la valeur ajoutée d’Argand’or.

L’huile d’argan y est pressée à la main, c’est pourquoi tous leurs produits ont obtenu le label UCFA (pressed by Hand)

Il s’agit donc de commerce solidaire, Argand’or contribue au développement économique par le respect du principe d’équité, tous les acteurs de la femme qui travaille au commercial sont rémunérés justement.

 

Que vous cherchiez de l’huile d’argan ou des cosmétiques, Argand’or répond à vos attentes avec des produits certifié bio européen, DERMASTEST et BDIH (haut label de cosmétique européen).

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Ainsi l’huile d’argan alimentaire (médaille ITQI : Superior Taste Award, 2007) vous aidera à renforcer votre immunité et parfumer vos plats, et les cosmétiques (crème de soin, huile dermatologique, lait corporel) adouciront, assoupliront votre peau.

On aime !

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www.argandor.fr

 




Ekyog: une histoire de style et d’éthique

26052011

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A la base, un couple : Nathalie et Louis Marie Vautier. Nathalie travaillait dans le textile,  elle avait vu les conditions déplorables de travail et en était choquée, Louis Marie désirait d’entreprendre. Ensemble ils ont eu envie de proposer une mode différente…

4h de route pour rentrer à Paris, c’est durant ces quelques heures que le projet voit le jour, c’était en 2004.

Aujourd’hui  Ekyog est la marque de mode éthique la plus développée, avec 45 boutiques réparties dans toute la France et un CA de plus de 10 millions d’Euros.

Entretien avec Sabrina Cherubini, Responsable Marketing et Communication

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Quel est l’univers d’Ekyog ?

« Harmonie, équilibre, pièce yoga à la base, nous nous dirigeons de plus en plus vers une mode pointue en termes de style, de qualité mais aussi de matières que nous voulons toujours plus innovantes.

Nous respectons l’Homme du champ à la boutique, tout est lié, c’est l’esprit de la mode durable.

Proposer une mode différente représente un grand défi, toute la problématique réside dans le fait de concilier la mode en respectant l’environnement et l’Humain. »


Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

« Le plus dur quand on travaille sur le circuit du commerce équitable et du bio c’est de monter une filière. Pour cela il faut se rendre sur place et visiter différentes coopératives, les déconvenues sont monnaie courante. Avant de monter une filière il faut bien discuter, mettre les choses à plat, expliquer précisément ce que nous souhaitons afin d’établir une véritable relation win-win.

Quand on voyage, on découvre différentes cultures, des manières de faire qui nous sont étrangères, pour toutes ces raisons il n’est pas aisé de monter une filière. C’est pourquoi Ekyog se rend plusieurs fois par an sur place afin de vérifier que tout se déroule bien.

C’est véritablement la mise en place de la filière qui prend le plus de temps, et ce pour chaque matériau que nous utilisons. Et puis il faut aussi trouver les partenaires qui acceptent de signer et respecter nos conditions éthiques.  Il est important de souligner que nos partenaires sont audités sur les conditions d’application de la charte éthique.

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Il s’agit bien d’un travail de longue haleine qui se met en place pendant plusieurs années. Les filières se construisent petit à petit.

Cela représentait très grand  défi  car à cette époque il ne se passait pas grand chose dans l’éthique.

Aujourd’hui toutes les filières sont labellisées et écologiques et éthiques.

Notre action a commencé en Inde avec notre partenaire Rajat qui fabrique notre coton bio que nous achetons à Chetna Organic : une coopérative indienne de coton biologique, située dans la seule région au monde qui interdit l’utilisation des OGM. Cette coopérative aide les paysans à développer la culture du coton biologique, ces derniers sont formés à d’autres sources d’engrais que les pesticides. Tous viennent voir Chetna pour des raisons de santé.

Nous avons choisi de travailler avec ce pays en premier lieu car la culture du coton classique a fait des ravages tant au niveau environnemental que sociétal. En effet, la culture du coton nécessite l’utilisation intensive des pesticides qui sont très nocifs pour l’être humain et la Nature.  

En raison de ces produits chimiques, beaucoup d’hommes sont désormais infertiles, les nappes phréatiques ont été polluées, les enfants sont obligés d’aller chercher de l’eau de plus en plus loin et ne peuvent donc pas être scolarisés.

Il faut savoir que pour cultiver du coton bio il faut nettoyer les sols afin qu’il ne reste plus de traces de pesticides. »

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Stratégie de développement, pourquoi avoir fait le pari de se développer en propre ?

« Volonté d’une maîtrise totale du processus afin d’être sûrs que tout est réalisé éthiquement et écologiquement, nous voulons proposer du beau en faisant du bien. Il nous apparaissait alors évident que nous devions ouvrir nos propres boutiques afin d’être en adéquation totale avec nos valeurs.

Toutes nos boutiques sont éco-conçues (isolation : pas de déperdition d’énergie, mobilier en bois, ampoule basse consommation, cintres en carton…) et l’éthique s’applique jusqu’en dans le management de nos équipes.

Toute la filière suit notre processus écologique afin d’obtenir un produit fini qui soit le moins polluant possible. »

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Quelles matières utilisez-vous, quelles sont les certifications ?

« Nos certifications GOTS (Global Organic Textile Standard) attestent que nous n’utilisons ni pesticides ou engrais et que nous sommes dans une démarche tournée vers l’écologie et le développement durable. Les teintures bénéficient également de cette certification qui attestent que  les métaux lourds sont très peu utilisés -voir pas du tout- et nous employons aussi des teintures naturelles.

Notre gamme de tissus tend à s’élargir, à ce jour nous travaillons le coton bio, le Tencel[1], l’alpaga, la laine, la soie, le bambou, le PET[2] , le cashmere, le denim…  toujours en privilégiant des partenaires correspondant à nos engagements éthiques et environnementaux.

Nous collaborons avec l’Inde, Madagascar, l’Afrique du Sud, la  Turquie, le Népal… dans tous ces pays nous faisons en sorte que les choses se déroulent bien.

Ekyog est sans cesse en train d’innover au niveau de ses matières afin de proposer une mode toujours plus pointue. »

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Parlez nous de l’association « Terre d’Ekyog »?

Scolarisation d’enfants défavorisés, gestion de puits de composte, puits d’eau potables…

« L’idée était d’aller jusqu’au bout de la démarche éthique, nous voulions savoir où et comment était distribué l’argent que nous donnions pour les projets sociaux. Car bien souvent dans les grandes structures on ne comprend pas bien comment sont allouées les ressources, d’où la création de Terre d’Ekyog.

Cette association à laquelle nous reversons 10% de nos bénéfices, crée en 2007 mène à bien différents types de projets sociaux. L’association a déjà  financé la construction de plusieurs puits d’eau potable. Le prix d’un puits oscille entre 4000 et 5000€ et change la vie de 1000 personnes, comme cela a été le cas en Inde et à Madagascar.

Cette structure participe aussi à la scolarisation d’enfants défavorisés, souvent ceux des cotonculteurs, en leur payant les frais de scolarité et de santé ainsi qu’en finançant le collège pour ceux qui ont envie d’y aller. »

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En somme vous faites partie de la mode éthique…

« Au travers de nos différentes initiatives, nous nous efforçons de mettre en place un cercle vertueux, permettant aux personnes avec lesquelles nous coopérons d’avoir une vie meilleure, de part des cultures ‘saines’, une rémunération juste, une éducation.

Nous sommes audités par GOTS dans le processus des certifications et nous procédons aussi à des audits internes afin de vérifier le bon déroulement des choses.

Notre action environnementale et éthique,  se traduit donc par la reconnaissance de ces grands labels qui certifient que notre coton, par exemple, est 100% biologique.

L’intégration verticale qui a été mise en place au travers des différents acteurs, tant au niveau de la production de la matière première, la transformation, les finitions, le transport…démontre bien cette volonté première de donner du sens à tout ce que nous entreprenons.

Notre implication-humaine et environnementale- compilée à des collections de plus en plus mode contribuent à ce que nos clients reviennent.

Pour toutes ces raisons, oui Ekyog fait bien partie de ce courant dit de ‘la mode éthique’. »

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Le mot de la fin…

« Optimisme »

http://www.ekyog.com/


 

 

[1] Pulpe de bois d’Eucalyptus, n’a besoin que d’eau de pluie et pousse sur les falaises

 

[2] Polyethylene terephthalate : obtenu essentiellement à partir de bouteilles de plastiques recyclées




La fabrique du style: hype et éthique!

24052011

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Pour ceux qui ne connaissent pas, la fabrique du style est faite pour vous Messieurs! 

Vous êtes à la recherche d’un style percutant, rendez-vous sur le site de la fabrique du style qui regorge de conseils!

Mais  c’est aussi le premier vide-dressing vintage dédie aux hommes!! Intéressant, n’est-ce pas!

Cet évènement  crée à l’initiative d’Amah Ayivi, fait des émules dans le petite monde de la mode. C’est pour qui?

Pour tous les hommes qui aiment avoir du style sans se ruiner, chemises et pulls sont au rendez-vous!

N’hésitez pas à y faire un tour à la prochaine session,

Découvertes et fun seront au rendez-vous!

Affaire à suivre!

http://www.lafabriquedustyle.com/




« Partager les idées dans la créativité », voici myphilosophy !

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Crédit Guillaume Roujas

Pour les élégantes, des robes aériennes, empreintes de poésie, des belles matières, un véritable savoir-faire, une participation collaborative… Des pièces disponibles en série très limitées…

A l’origine de myphilosophy, Kroeusna Khaou et Frédéric Hascoet.

Entretien avec la créatrice Kroeusna Khaou, le co-fondateur Frédéric Hascoet et Céline Millecam, chargée de communication.

 

Expliquez-nous la genèse de la marque.

« Myphilosophy a été crée en 2007 sur les bases d’un projet initié il y a 11 ans, en 1999. Suite à un voyage dans le pays de mes origines, j’ai été confrontée à une très grande pauvreté et face à un énorme traumatisme causé par la guerre civile. Nous avons eu la chance d’avoir quitté le pays, avant de ressentir les effets de la guerre. De là est partie notre envie de créer une structure afin de pouvoir aider un petit nombre de personnes. 

Avec Frédéric, nous voulions participer à la reconstruction du pays à notre niveau, créer et offrir un système social d’entraide qui n’existait pas, toujours très développé dans le pays.

Développer une mode équitable, réalisée dans des conditions justes. Nous voulions partager un savoir-faire avec ces femmes qui travaillaient dans la couture pour différentes ONG.

A l’époque ce genre d’initiative était très peu développé au Cambodge. Avec mes frères et soeurs, nous avons eu de la chance de grandir en France, nous n’avons pas vécu les mêmes horreurs que ceux qui sont restés là-bas, nous avons découvert un pays où la misère était omniprésente, cela nous a énormément touchés.»

Du projet à la création…

« Le projet d’atelier date donc de 1999, il s’agissait d’une étape embryonnaire qui a ensuite donné naissance à la marque myphilosophy. Au départ, nous allions à tâtons nous n’étions pas aussi structurés qu’aujourd’hui. 

Nous avons contacté plusieurs ONG, car il est difficile de monter une filière de son propre chef sans bien connaitre le fonctionnement d’un pays.  Nous travaillons sur le principe du commerce équitable, avec des femmes cambodgiennes que nous avons recruté via l’ONG Friends et la Congrégation  Don Bosco.

Notre atelier est maintenant composé de onze personnes. Les femmes sont formées à la couture par les ONG pendant deux ans, leur conférant toutes les bases du métier. Puis elles viennent travailler dans notre atelier où leur savoir-faire évolue dans un esprit plus ‘couture’. L’idée étant à partir de ce moment là d’allier la couture à la création de myphilosophy.

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En effet, nous nous positionnons clairement en créateur et afin de garantir un certain gage de qualité il est indispensable que les bases du métier soient maitrisées.

De plus, nous ne collaborons qu’avec des fournisseurs qui signent et respectent notre charte éthique. Par exemple nous travaillons uniquement avec les acteurs les plus défavorisés, nous mettons en place et garantissons des relations privilégiées et durables avec nos fournisseurs. Nous valorisons les savoir-faire locaux afin de les développer au mieux.

Notre communication suit tout autant le même axe, nos clientes savent d’où proviennent les pièces, nous leur expliquons aussi notre démarche.

Par ailleurs, en plus de leur salaire, nos couturières sont logées et nourries, elles reçoivent un complément de formation. Elles disposent aussi de congés payés –chose rarissime au Cambodge- et elles reçoivent aussi des primes. Le salaire de nos couturières représente entre deux et trois fois le salaire moyen du pays.

Tout l’aspect créatif et design se déroule en France, et les matières sont achetées directement sur place, nous chinons des chutes de tissus sur les marchés ou dans les usines. Nous sommes aussi amenés à collaborer avec des artisans qui travaillent la soie sauvage, la corne ou l’argent.

Notre démarche comporte donc deux volets, d’une part l’action sociale par le biais du commerce équitable et une action environnementale puisque nous réutilisons ce qui existe déjà.»

Comment votre démarche a été accueillie par l’industrie ?

« Quand nous avons commencé à participer aux salons professionnels de mode en 2000, les acheteurs n’étaient pas très réceptifs au fait que tout ait été réalisé dans des conditions justes. Mais depuis qu’il y a cet engouement pour tout ce qui éthique, que l’on remarque avec  la floraison d’un grand nombre de multimarques dédiés à la cause, les mentalités tendent à évoluer, les acheteurs ont compris que cela pouvait représenter un plus pour leur clientèle.

Nous sommes heureux que les gens pensent à nous quand on évoque la mode éthique. Nous ne trouvons pas que ce terme soit dégradant, au contraire, c’est un point de repère pour nos acheteurs et nos clients finaux qui savent au moins où situer notre action.»

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 Crédit Pauline Darley

Et quelles collections présentez-vous ?

« Chaque collection est en rapport avec un thème, nous partons toujours d’une histoire, souvent c’est une femme, un livre ou des mots qui inspirent toute une collection. Par exemple la marquise Casati nous a inspiré pour la collection printemps/été 2012 »

Où êtes-vous distribués?

« Nous ne vendons pas beaucoup dans les multimarques pour une raison très simple. N’achetant pas de rouleaux de tissus entiers, il nous est difficile de travailler sur de grandes quantités. Cependant, nous sommes en train de développer ce type de distribution en province et à l’étranger et nous vendons déjà à Brest et au Japon…

Notre atelier est assez petit, nous réalisons souvent des pièces uniques ainsi que des collections en série limitée, nous ne  pouvons donc pas fabriquer de grandes quantités. Notre idée réside vraiment dans la production de modèles qui sont quasiment uniques de part leur disponibilité en petites quantités.

Et puis nous avons eu l’opportunité d’ouvrir nos boutiques et c’est donc pour cela que nous distribuons dans nos magasins en propre. La toute première boutique a été ouverte en 2008 et se trouvait Rue Pierre Lescot, maintenant nous avons ouvert deux autres boutiques l’une qui se trouve rue Tiquetonne et l’autre à Montmartre.

Myphilosophy est présente de la création à la commercialisation, évitant ainsi les intermédiaires, cela nous permet aussi de proposer des collections ‘créateur’ à des prix raisonnables.

Vous savez que nos clientes nous disent souvent que quand elles portent du ‘myphilo’ elles sentent que la pièce a été réalisée dans de bonnes conditions. Notre marque véhicule de vraies valeurs de respect tant au niveau humain qu’environnemental. »


Le mot de la fin ?

« Ce n’est pas évident tous les jours, mais c’est un beau projet qui véhicule des valeurs fortes. »

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Où les trouver?

Myphilosophy

2, rue Tiquetonne
75002 Paris

55, rue d’Orsel
75018 Paris

 

Multimarques

Slow
4 Rue Ducouedic
29200 brest

http://www.slow-boutique.fr/

Et au Japon sur…

http://item.rakuten.co.jp/reflection/c/0000000622/

 

 

 

http://www.myphilo.eu/

 

 




L’humain au cœur de l’éthique chez Zaza Factory

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Créatrice d’accessoires, il y en a pour tous les goûts à la Zaza Factory .

Du collier au sac en passant par les écharpes et les bonnets la Zaza Factory sait de quoi elle parle en termes de créations. Des séries limitées, de part l’utilisation de tissus disponibles en petites quantités et de belle facture, Zaza Factory s’est imposée au fil des saisons comme une griffe incontournable mode et éthique.

Depuis 2005 Zaza Factory multiplie les actions et les partenariats avec de grands noms de la mode pour le bonheur des écolos que nous sommes !

Echange avec Isabelle Grandval, fondatrice de la marque

 

D’où vient cette envie de travailler dans l’éthique ?

« Avec un père qui voyageait beaucoup et une mère psy, je suis ‘tombée’ dans l’éthique toute petite ! Un parcours dans l’humanitaire,  des travaux sur le génocide rwandais, ou bien sur des gros dossiers de santé publique (sida, hépatite C), il était assez logique que mon nouveau projet soit tout autant tourné vers l’Humain.

La rencontre avec ces femmes birmanes, m’a donné l’envie de mettre à profit mon expérience dans l’humanitaire, la communication et la création.

Je ne connaissais pas le commerce équitable, ni la mode éthique, et je voulais montrer qu’il était possible de réunir des compétences artisanales, à l’autre bout du monde, l’humain, le respect de l’environnement, pour des femmes soucieuses de porter des pièces un peu ‘trendy’ et surtout bien finies.

L’humain tient une place prédominante dans cette démarche.»

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Comment ça marche?

« La démarche est un peu particulière car je me suis attaqué à une dictature, je peux dire que l’on a toutes commencé ensemble, les femmes birmanes et moi. En me baladant dans la capitale j’ai rencontré ces femmes birmanes qui cousaient dans la rue, de fil en aiguille je me suis rendue compte que nous pouvions fabriquer des sacs. Nous nous sommes réunies dans la rue, de plus en plus de femmes ont rejoint le mouvement et c’est ainsi que nous avons monté les premiers ateliers, sur des tabourets de rue qui font 50 cm. Tout cela a été mis en place en un mois et demi, en octobre 2005 et notre premier client a été le Bon Marché.

L’idée est donc de les former, les femmes birmanes décident elles-mêmes de leur salaire, et pour les aider je leur donnais une rente sous forme de matière première, cela leur permettaient de continuer à créer des sacs pendant que Zaza Factory n’était pas là. Ce qui coûte le plus cher en Birmanie c’est bien la matière première que je trouvais en chinant sur les différents marchés du pays.

Cela constituait pour elles un travail permanent, et pérennisait de fait l’action que j’avais mise en place avec ces ateliers.

La Birmanie est le dépotoir de l’Asie du Sud-est, tous les pays alentours tels que la Thaïlande et Singapour accueillent les tissus de créateurs et envoient ce qui ne leur convient là-bas. Nous en avons essayé de transformer cet état de fait en une force.

Tient, nous allons travailler des tissus Haute Couture que nous récupérerons dans les marchés.

Ces tissus Coréens, Japonais…nous ont permis de créer des séries limitées, recyclées, avec un côté pêchu et non pas avec du poil de chameau qui gratte, image un peu désuète de la mode éthique.

Oui on fait du bien, oui on aide des acteurs défavorisés à l’autre bout du monde !

Birman : peuple d’une philosophie étonnante, avec une force et une joie de vie incroyable et un travail d’équipe.

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Auparavant, je mettais un bouton sur mes sacs, qui provenait de stocks achetés à Emmaüs qui pour moi est le symbole de la solidarité en France. J’avais envie par ce moyen là de faire un pont dans mes créations entre la France et la Birmanie, en rappelant qu’en France aussi il y a des personnes dans la misère.»

Quelles actions avec les grands bonnets de l’industrie ont été mises en place ?

« Nous avons collaboré à plusieurs reprises avec Agnès B, nous avons notamment monté dans l’urgence des ateliers de femmes réfugiées politique à Kuala–Lumpur afin d’éviter leur renvoi en Birmanie. Cela a été mis en place grâce à l’intervention non négligeable de Manta –une grande ONG australienne- ce qui nous a permis de faire fabriquer des bonnets réversibles l’un de nos produits phare. Le plus touchant dans cette histoire, et ce qui a favorisé notre réactivité, c’est le fait que ces femmes étaient les birmanes avec lesquelles j’avais crée les ateliers initialement.

Par ailleurs, nous avons collaboré avec l’Inde et le Bénin, le grand défi de Zaza Factory  résidant dans la pérennité des actions mises en place. Nous ne voulons pas intervenir ponctuellement mais établir une vraie relation humaine avec nos ‘petites mains’. 

Notre dernier challenge a été de travailler avec des femmes handicapées qui, depuis la Bretagne, réalisent environ 200 sacs par mois à partir des stocks de sacs d’Agnès B. C’est elles qui donnent le ‘la’ à la production et cela nous convient très bien.»

Zaza Factory est perpétuellement à la recherche de tissus originaux, afin de proposer des produits novateurs susceptibles d’intéresser et d’initier les ‘fashionistas’ à la mode éthique.

« Chaque année nous essayons de faire un pas de plus, toujours dans une dimension équitable. »

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So chic so ethic !

http://www.zazafactory.com/

 

 




J’ai testé…le Green Ethic Bazar

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Jeudi 12 Mai, soirée opening du Green Ethic Bazar au LIEU 37.

Romain -l’un des organisateurs- m’invite à entrer et me souhaite la bienvenue avec enthousiasme.

Je suis à l’aise!

C’est parti pour la découverte du LIEU 37 ! Rencontre avec les créateurs et  découverte de très jolies initiatives.

En voici quelques unes:


Pour la cuisine :

Avec « des produits 100% naturels et authentiques » ETHIC VALLEY répond présent ! 

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Bertrand  Venet, nous accueille chaleureusement, et présente sa démarche éthique (production réalisée à Madagascar), des épices de belle qualité et rares, achetées directement sur les lieux de production. Défense de l’agriculture familiale et paysanne « parce qu’elle PRESERVE L’ENVIRONNEMENT en usant de méthodes de CULTURES TRADITIONNELLES, sans engrais ni pesticide chimique…parce qu’elle maintient la BIO-DIVERSITE… »

On aime !

http://www.ethicvalley.fr/


Pour les bijoux :

IDYLLE qui propose-entre autre- une ligne de collier réalisée à partir d’anciennes cartouches au bout desquelles est insérée une pierre, ou un cristal, très très joli ! Faire du beau et une ode à la vie avec un objet qui est synonyme de mort.

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CARDISSA : Céline  Rauwel est la seule créatrice au monde à  « fabriquer des bijoux précieux autour d’un Cœur Cardissa naturel venu des profondeurs ». Chaque pièce est unique, montée sur de l’or ou de l’argent, bijoux très intéressants.

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1 bijou acheté = 1 palétuvier replanté dans la mangrove

Une très jolie démarche à découvrir

http://www.cardissa.fr/

                           

Pour la déco :


BATCHI BATCHA,  « linge de lit chic, poétique et biologique »  de jolies créations pour petits et grands,  fabriquées en Inde dans le respect de l’Homme et de la Nature.

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http://www.batchibatcha.com/

 

Mais aussi FIFICARTOON, du mobilier sur mesure en carton, qui vaut le détour ! Des meubles esthétiques et très résistants, On adore !

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http://www.fificartoon.com/

 

Une très jolie soirée, la boutique éphémère reste ouverte jusqu’au 29 Mai,

Allez-y vous serez bien accueillis !

Lieu 37, 37 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris

 

 

 




Bazaar d’étoiles ou quand deux tradeuses décident de changer de cap !

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«Ligne couture et casual pour jeunes gens ‘smart’ »

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L’Histoire :

Bazaar d’Etoiles est une marque de mode enfantine haut de gamme crée par deux amies qui travaillaient sur les marchés financiers (« très sexy » dixit Sandrine) de Londres. 

Suite à la naissance de quatre petites filles, et d’une offre de mode enfantine ne correspondant pas à leurs recherches, elles décident de créer une marque de mode enfantine haut de gamme.

La combinaison de ces deux facteurs les a poussé à changer radicalement de vie !

‘Poetic and stylish’: Bazaar d’Etoiles est née.

Qui sont-elles ?

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Toutes deux de formation financière :

Sandrine Bouvet a travaillé pendant une dizaine d’année à Londres, où elle a donné naissance à une petite fille qui a aujourd’hui trois ans et demi.

Emmanuelle Hammoud-Bahl a aussi travaillé dix ans en salle de marché et est maman de  trois petites filles nées également à Londres.

Votre philosophie

Mix culturel, souci du bien-être et du confort de son enfant et de l’esthétique, haut de gamme, utilisation de jersey -très confortable pour l’enfant- dans un esprit mode.

L’aspect haut de gamme tient une place importante dans notre manière d’approcher la mode et c’est pourquoi nous accordons une attention toute particulière au choix de nos fournisseurs français -les mêmes que Nina Ricci ou Guy Laroche- ou étrangers.

Nous travaillons également avec une styliste qui a passé treize ans chez Yves Saint-Laurent ; c’est elle qui donne la cohérence de chaque collection.

Histoire du nom

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Nous avions en tête deux mots que nous voulions associer de manière heureuse et cela a finalement débouché sur BAZAAR D’ETOILES.

« Bazaar » en référence au tohu-bohu et au désordre des enfants, « étoiles » de leurs yeux, et car ce sont eux nos trésors.

 

Quelles sont vos actions en termes d’éthique et pourquoi cet engagement ?

Nous avons mis en place une charte éthique que nos fournisseurs doivent signer et par laquelle nos fournisseurs s’engagent à ne pas faire travailler les enfants par exemple.

Nous travaillons avec la Roumanie, la Tunisie, la Lituanie, cette mixité culturelle nous plait beaucoup…

Cependant, nous n’avons pas encore trouvé de tissus bio haut de gamme agréables pour l’enfant qui nous plaise, c’est pourquoi nous ne les utilisons pas pour le moment.

Par ailleurs, nous collaborons avec l’association Petite Maman qui aide les mères en grande difficulté. Ainsi notre boutique est un lieu de collecte d’habits (femme et enfant) et nous souhaitons poursuivre cette action  en faisant toujours plus connaitre Petite Maman par le biais de soldes privées pour les adhérentes par exemple.

Et dans l’avenir…

Deux mots : développement et pérennité

Nous voulons pérenniser notre action auprès de Petite Maman en organisant toujours plus d’évènements.

Nous souhaiterions par ailleurs ouvrir d’autres boutiques afin de proposer une mode enfantine adaptée aux besoins des enfants et à la recherche des parents.

 

Où les trouver ?

PARIS :

Boutique Bazaar d’Etoiles,  77 Bis rue Legendre, 75017 Paris

LONDRES

Showroom (adresse sur demande)

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Interview réalisée à la boutique dans le 17ème

http://www.bazaardetoiles.com/

http://www.petitemaman.fr/Nos_partenaires.html

 




Et le/la gagnante du concours Shi-Zen est…

10052011

Félicitations à Aurélie pour cette photo funky!

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Aurélie porte :
Robe-pull caniche et pochette de poignet : Warmi
Sac et sandales : Miezko

Nice!







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